L ’AssurTech : Outils ou Assurance 2.0 ?

Qu’est-ce que l’AssurTech ?

L’application de solutions digitales à l’Assurance. L’AssurTech se développe dans toutes les branches de l’assurance, auprès de tous les acteurs dans les relations BtoC et BtoBtoC. La French Tech est connue depuis des années pour son innovation. Voici venue l’aire de la French AssurTech. Les services dispensés par l’AssurTech sont aussi divers que le business de l’assurance lui-même : Environ 60% de services aux assureurs et courtiers : Constitution de data lake, algorithmes d’aide à la détection de la fraude par exemple.
30% de solutions d’assurance digitales visant  à plus de flexibilité et à la réduction des coûts adaptés aux courtiers et en matière de distribution. Ces solutions ne visent pas la couverture du risque en tant que telle, le risque étant porté par un assureur traditionnel. Il s’agit de partenariats Institutionnel /Startup. Le reste du marché et de manière encore marginale est constitué par les Assurances collaboratives qui redistribuent une partie de la prime (Ex : Otherwise) et l’assurance à la demande.

L’AssurTech a fait l’objet de levées de fonds significatives en 2018 et 2019 qui confirment son caractère incontournable sur le marché de l’assurance. ALAN, premier assureur santé 100% en ligne français, a obtenu l’agrément de l’ACPR et a levé 75M d’Euros en deux levées.

Deux types d’AssurTech 

Pour l’instant, l’AssurTech se développe principalement comme une aide à la gestion, à la souscription et aux règlements des sinistres.
Pour illustration : En matière de gestion de sinistres auto, l’expertise par visiophonie peut se faire directement entre l’expert et l’assuré. Elle représente un  gain de temps et la réduction de l’enveloppe sinistre. Un win/win assuré/assureur. La domotique – usage d’objets connectés – se développe comme un outil à la souscription de polices Multi Risque Habitation.

Le parcours 100% Tech reste marginal. Nous pouvons citer ALAN pour la France. Limonade aux USA : Startup d’assurance habitation qui propose une expérience totale digitalisée. Les sinistres et les réclamations clients sont gérés via une application. Un chat basé sur l’IA permet de résoudre des demandes complexes.

Les Challenges de l’AssurTech

A l’époque où la donnée est la valeur marchande, l’objectif est de récolter, enrichir et analyser la donnée pour mieux connaître son client, son risque, et définir des produits plus adaptés à sa cible à un prix équilibré. Toutefois les directives RGPD et DDA veillent à une meilleure information et à la protection des assurés en terme de collecte, d’exploitation et de conservation des données personnelles. La nécessité de ces pare-feux est renforcée par l’implémentation de solutions d’intelligences artificielles (algorithme de souscription ou pricing) qui représentent une nouvelle source d’inquiétude pour l’assuré.

La FFA souhaite faire paraitre un guide pédagogique sur l’IA pour l’échange des informations entre assureurs. L’AssurTech se confond alors avec la « ReglTech » (les technologies règlementées), renforcée par le statut de consommateur – partie non sachante à protéger. Le souhait du client d’avoir un contact humain est aussi à prendre en compte. Un bureau physique auquel se présenter et échanger en personne constitue également une limite à la pure AssurTech. On pense bien sûr ici aux banques en lignes. Le retour d’expérience est positif quant aux tarifs appliqués et aux services de catégorie basic ou standard.

En conclusion, simplifions les taches industrialisables sans perdre le facteur de la relation client dans un environnement où les portefeuilles clients sont volatiles et la fidélisation un enjeu clé.