Nearshoring : Un dispositif à la mode

Délocaliser Oui ! Mais pas trop loin…Voici une des nouvelles tendances du secteur bancaire. La délocalisation de certaines activités économiques ou services internes est une pratique de plus en plus courante dans ce secteur. Les établissements recherchent avant tout à délocaliser dans des pays à proximité de leur siège afin de faciliter et d’améliorer les échanges et la supervision. On appelle ce phénomène : le Nearshoring.

Les pays du Maghreb, ceux d’Europe de l’Est mais aussi le Portugal et l’Espagne représentent de parfaits candidats pour les banques friandes de cette pratique peu chère et efficace. Le nearshoring possède les mêmes avantages que n’importe quelle délocalisation classique offshore : Optimisation des coûts et contexte économique favorable pour les investissements étrangers.

Mais alors pourquoi choisir le nearshoring plutôt que le offshoring ? Les arguments sont les suivants : Pas ou peu de décalage horaire et on peut se rendre sur place rapidement (fonctions de management et contrôle facilités), pas ou peu de différences culturelles (plus complexes à gérer avec des pays comme l’Inde ou la Chine), diminution des coûts cachés (chaînes logistiques facilitées et frais de transports diminués), évolution du coût de la vie dans les pays comme l’Inde qui rend très compétitifs les pays du Maghreb, de l’Europe du sud et de l’est, etc.

La délocalisation dans le secteur bancaire concerne essentiellement les activités non stratégiques, et en particulier les fonctions dites « de support ». Elles concernent pour l’essentiel la fonction « informatique », mais aussi d’autres activités, plus spécifiques comme les centres d’appel ainsi que les processus opérationnels. Plus récemment, on voit certaines fonctions plus stratégiques nearshorées comme les Ressources Humaines et la comptabilité.

Le nearshoring est un axe privilégié des institutions financières dans leur stratégie de réduction de coût et ce dans un environnement à moindre risque.