Bale 3 : Désaccord sur les modèles internes

Aucun accord n’a été trouvé à l’issue de la réunion du comité de Bâle au Chili les 28 et 29 novembre 2017 sur la finalisation des règles prudentielles bancaires. Les modèles internes d’estimation des risques étaient la partie la plus visible de ce désaccord entre américains et européens.

Pourquoi est-il question de réviser les modèles internes ? Conçu dans le but de capter la sensibilité au risque, les modèles internes sont complexes et génèrent une grande variabilité dans les résultats entre banques et entre pays. C’est cet argument qui pousse les uns à réclamer plus de « simplification » : donc à recourir de moins en moins à ces modèles, ce qui favorisera sans doute une grande « comparabilité » entre banques. Alors que pour les autres cela ne doit en aucun cas se faire au détriment de la sensibilité au risque qui est une avancée majeure de Bâle3 (Position de la France – ACPR).

Le 8 janvier prochain aura lieu la réunion des GHOS (Group of Governors and Heads of Supervision). Cette réunion sera décisive pour trancher sur la mise en place et la calibration du « Output Floor », un plancher d’exigence en fonds propres pour limiter l’avantage des modèles internes. Il pourra favoriser ainsi le modèle américain et constituer un inconvénient majeur pour les grands établissements de crédit à l’image des banques françaises qui ont toutes recourt à ces modèles.